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Pôles... : positions Ajouté le 26/01/2005 - Auteur : Olivier Dulucq
Paru dans Transrural Initiatives
Les pôles de compétitivité dans les politiques d'aménagement
« Gagner la bataille économique grâce aux territoires », tel est le slogan de la Datar [1] et de la Ceis [2] pour présenter les pôles de compétitivité le 12 janvier dernier. Est-on en train de rompre avec les logiques des politiques publiques qui depuis une vingtaine d'années prônaient un développement équilibré et harmonieux des territoires ?
« Gagner la bataille économique grâce aux territoires ». Le langage guerrier utilisé par la Datar donne-t-il le ton de ce que l'on attend des pôles de compétitivité, nouveau dispositif phare de la Datar contre les délocalisations ? L'idée des pôles de compétitivité a été introduite par Michel Blanc, député UDF des Yvelines et ancien PDG d'Air France dans son rapport , « Pour un écosystème de la croissance » [3] remis le 21 avril 2004 au Premier ministre. Son objectif : « favoriser la croissance et l'emploi par la synergie territoriale ». Son principe : « la combinaison, sur un même territoire, de trois types d'acteurs (entreprises, centres de formation, unités de recherche) » [4]. Cet outil est destiné à « constituer des pôles de compétitivité pour renforcer les spécialisations de l'industrie française, créer les conditions favorables à l'émergence de nouvelles activités, et par là lutter contre les délocalisations ». Les moyens : un appel d'offres avec un budget alloué de 370 millions d'euros pour 3 ans, lancé en octobre 2004 avec une réponse pour le 28 février 2005. Selon les informations de la Datar, 80 candidatures seraient recensées aujourd'hui.
80 pôles de compétitivité
Si l'alliance entre des acteurs qui ont peu l'habitude de travailler ensemble mérite d'être saluée, les pôles de compétitivité lèvent un certain nombre d'inquiétudes parmi les acteurs du monde rural. Ce dispositif qui se veut innovant apparaît sous bien des aspects comme une politique d'arrière garde. Revient-on aux politiques centralisatrices des années pré-80 ? Ainsi, Olivier Dulucq de l'Unadel [5] souligne que si l'on hésite entre « pompidolisme ou colbertisme, en tous les cas, on assiste à une relégitimation de l'interventionnisme d'Etat en matière économique ». Dans un contexte de décentralisation, on s'étonnera de l'engagement du gouvernement en faveur d'une politique « venue d'en-haut » pour les territoires « d'en bas ». L'Europe et les régions sont ainsi « reléguées au rang de simples financeurs ou de partenaires dormants ». Olivier Jacquin, élu de la Communauté de communes des trois vallées en Lorraine, regrette que « le concept de développement équilibré des territoires soit abandonné au profit d'une logique de concentration illustrée par la mise en place de pôles d'excellence ». Dans ces conditions, quelle place sera laissée aux petites collectivités territoriales, notamment celles du milieu rural ? Le monde rural est-il voué à une domination urbaine, pourtant dénoncée dans un rapport précédent de la Datar [6] ? On s'étonnera aussi de la concurrence mise en place entre les territoires au niveau français mais aussi au niveau européen, à l'heure de la construction européenne.
Concurrence entre les territoires
Par ailleurs, l'accent est mis sur le partenariat recherche-formation-entreprise. De quel soutien bénéficiera la recherche éloignée de tout intérêt industriel à court terme (voit Transrural n°273) ? Enfin, la focalisation sur la compétitivité du secteur industriel ne doit pas cacher le débat sur la place des petites et moyennes entreprises au-delà d'une sous-traitance consentie par les grandes industries… De même qu'elle laisse en blanc le secteur tertiaire en progression sur l'ensemble des territoires et aujourd'hui secteur d'emploi majoritaire. L'avenir dira si la Datar est effectivement en train d'impulser un important virage en matière de développement des territoires. Peut-être pas car « aujourd'hui les programmes lancés et arrêtés en rase campagne deviennent la règle » estime Olivier Dulucq. Dans le cas présent, peut-être à la satisfaction des territoires ruraux ! [1] Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale. Site : www.datar.gouv.fr
[2] Compagnie européenne d'intelligence stratégique. Site : www.ceis-strat.com
[3] www.ecosysteme-croissance.com
[4] CIADT 14/09/04 in http://www.datar.gouv.fr
[5] Union nationale des acteurs et des structures de développement local. Site www.unadel.asso.fr
[6] Quelle France rurale pour 2020 ? Contribution à une nouvelle politique de développement rural durable ? CIADT 3/09/2003. C. Laidin, Transrural Initiatives n°277, 25 janvier 2005. |
Les Régions parlent des CPER Ajouté le 24/01/2005 - Auteur : Olivier Dulucq
Vu sur le toujours très bon site de la gazette des communes :
Contrats de plan : les propositions des régions
L'Association des régions de France (ARF) a présenté mercredi des propositions visant à "pérenniser et à conforter" la politique des contrats de plan Etat-régions qui, selon elle, ont "démontré depuis 20 ans (leur) bien fondé et (leur) efficacité".
Estimant que les contrats de plan ont joué "un rôle essentiel dans l'affirmation du fait régional" et ont été "un outil irremplaçable d'accompagnement de la décentralisation", l'ARF demande à l'Etat de mieux définir ses priorités en matière d'aménagement du territoire en se dotant d'un véritable cadre stratégique.
Elle considère toutefois que ce sont les régions qui ont vocation à "être le pivot des futurs contrats de plan".
Elle souhaite également le recentrage de la politique contractuelle sur un nombre plus limité d'objectifs de développement, en cohérence avec la politique régionale européenne. Pour autant, l'ARF considère que "pour organiser la compétitivité des régions françaises en Europe", ces objectifs doivent aller bien au-delà des questions d'infrastructures de transport.
Revendiquant la poursuite de la politique de soutien au volet territorial des projets en faveur des "pays" et agglomérations, l'association se dit très favorable "à une plus grande modulation de l'intervention de l'Etat entre les régions" pour palier les disparités en terme d'équipements, de services et de capacité contributive.
Les régions, qui plaident pour le maintien à 7 ans de la durée des contrats, réclament enfin "un engagement ferme de l'Etat à honorer sa signature" pour leurs financements, proposant que ceux-ci soit à l'avenir mieux identifiés dans la Loi de Finances.
Le gouvernement avait saisi en mars le Parlement et les principales associations d'élus sur les perspectives d'avenir des contrats de plan Etat-régions.
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Vient de paraître Ajouté le 07/01/2005 - Auteur : Olivier Dulucq
L'Adels, avec qui nous organisons, dans quelques jours les rencontres de la démocratie locale vient de faire paraître un remarquable ouvrage. Publicité désintéressée :
Animer un projet participatif
Une édition associative de l'Adels
Extrait de la post-face : "...L'animation d’un groupe s'inscrit ainsi dans un propos global : quand les participants décident d'inscrire leur projet dans l'espace public, ils entrent dans une dynamique de changement, dans des relations à nouer avec de multiples partenaires, quelquefois radicalement différents d’eux-mêmes. Pour que les transformations qu'ils proposent soient durables, la fonction animation prend alors la dimension d'un débat de société, devient l’outil de la démocratie participative..."
tarifs à l'unité ( franco de port) :
* de 1 à 9 exemplaires : 17 euros
* de 10 à 49 exemplaires -10% : 15,30 euros
* + de 50 exemplaires -20 % : 13,60 euros

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La citation de 2004... Ajouté le 06/01/2005 - Auteur : Olivier Dulucq
Extrait d'un débat organisé par l'ADELS (ww.adels.org) sur la décentralisation. Georges Gontcharoff, tirant les conclusions, notamment sur le désinvestissement de l'Etat sur les territoires :
Il en résulte qu’un préfet qui n’a plus d’argent à distribuer de cette manière est un préfet qui n’a plus beaucoup d’influence sur le local. Les élus continuent de lui marquer une certaine révérence, mais le laissent causer s’il ne participe pas (ou peu, en tout cas de moins en moins) au tour de table financier. Les autres rôles du préfet qui ont été esquissés : régulation, injonction, substitution, etc.. sont alors bien compromis. Un préfet sans bourse est un préfet... émasculé ! |
6 mois supplémentaires : la circulaire Ajouté le 06/01/2005 - Auteur : Chabrol
Suite à l'engagement pris par le Premier ministre devant le Sénat le 2 décembre dernier d'accorder un délai supplémentaire pour la signature des contrats de pays, une circulaire du Délégué à l'aménagement du territoire et à l'action régionale, datée du 20 décembre 2004, a été adressée aux préfets de région et de département.
Cette circulaire précise ainsi que "la date-butoir pour la signature des contrats de pays et d'agglomération avec l'État est repoussée au 30 juin 2005. Ces contrats, conclus en application du volet territorial des contrats de plan État-Région, prendront fin le 31 décembre 2006. Ce report vaut également pour les autres territoires éligibles au volet territorial des contrats de plan État-Région, tels que les parcs naturels régionaux et les réseaux de ville".
Cette circulaire est disponible sur le site de la Datar. |
Les DLA se mettent en place Ajouté le 14/12/2004 - Auteur : Lacroix
Un accompagnement pour les activités sociales et créatrices d'emploi
Il s'agit de "dispositifs locaux d'accompagnement" (un par département) financés par l'État, la Caisse des dépôts et consignations, le Fonds social européen, et le cas échéant les collectivités locales et territoriales.
Ces dispositifs d'appui ont pour mission de proposer un diagnostic, une prestation d'accompagnement et un suivi aux structures employant des emplois-jeunes, des CIVIS… aux structures d'insertion par l'économique, aux SCIC… qui souhaitent consolider leurs activités.
Plus d'infos et la liste des DLA sur le site : http://cpca.asso.fr/actu/breves/breve_DLA.html
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PAYS: 6 mois supplémentaires pour contractualiser Ajouté le 03/12/2004 - Auteur : Jomier
Semble-t-il sans concertation avec les services concernés, Jean-Pierre Raffarin vient de promettre un délai supplémentaire aux pays pour contractualiser. Nous publions ci-dessous sa réponse au Sénat du 2 décembre.
Réponse à une question de Mme V. Létard (Union centriste), au sujet de l’aménagement du territoire et de la démarche de pays, des projets de contrats de pays à la date du 31 décembre 2004.
Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les sénateurs, Madame la sénatrice, Vous avez cité la loi d’aménagement du territoire que je connais sous le nom de "loi Pasqua", ainsi que la loi Voynet portant généralisation des pays. La politique du Gouvernement n’est pas de quadriller la France en 500 pays. L'histoire et la géographie donnent leur légitimité aux pays, notamment si les intercommunalités se regroupent pour se donner une capacité de projet. S'enclenche alors une logique positive, qui doit répondre à la charte et au processus dont vous avez parlé, et auquel cas, évidemment, elle est éligible au volet territorial du contrat de plan.
J’accède volontiers, Mme la sénatrice, à votre demande de prolonger de six mois la date limite pour permettre que les pays qui, aujourd’hui ont fait le travail de préparation, puissent naturellement pouvoir achever ce travail, et qu’ils ne puissent pas ainsi être privés des crédits du contrat de plan, notamment au moment où le Gouvernement augmente ces crédits de contrats de plan pour pouvoir être face à sa signature, digne du respect de la parole de l’Etat - vous l’avez noté, nous ajoutons 300 millions d’autorisations de programmes et 150 millions de crédits de paiement pour tenir notre parole.
Dans ces conditions, oui à la prolongation de six mois pour la validité des pays, mais non à une généralisation systématique, automatique, des pays pour ne pas faire du pays un nouvel échelon d’administration de notre pays, nous en avons beaucoup trop. La décentralisation fait que les choses doivent partir du bas. Quand le pays a sa légitimité de terrain, il peut être éligible, mais ce n’est pas de Paris, de la DATAR ou d’ailleurs que nous devons dessiner la France aux 500 pays. C’est la France aux 100 départements. C’est cette France, telle qu’elle est aujourd’hui organisée, avec laquelle nous travaillons au travers des contrats de plan, dans une organisation décentralisée de la République.
Info transmise par GEANTS, notre relais régional de l'UNADEL en Nord Pas de Calais à partir d'un article de "La Voix du Nord" |
Les rubans du développement durable Ajouté le 02/12/2004 - Auteur : Chabrol
Lancés à l'initiative de Dexia Crédit local, en partenariat avec le Comité 21, l'AMF et l'Association des maires de grandes villes de France, les «Rubans du développement durable» visent à identifier et valoriser des démarches exemplaires de collectivités locales contribuant à l'ancrage des pratiques territoriales du développement durable. Les rubans ont pour objet de mettre en lumière et de faire connaître des retours d'expérience et de favoriser la mutualisation des approches et des outils. Ils concernent l'ensemble des collectivités locales françaises (communes, groupements de communes, départements, régions). Peuvent participer à l'édition 2005 les collectivités ayant défini une politique de développement durable ou mené sur le terrain des actions concrètes dont les retombées sont significatives.
Date limite de dépôt des dossiers : le 28 février 2005
Renseignements : http://www.rubansdudeveloppementdurable.com |
Des associations d'intérêt général ? Ajouté le 02/12/2004 - Auteur : Olivier Dulucq
Le député Jean-Pierre DECOOL est chargé d’étudier la façon dont certaines associations pourraient se voir déléguer des missions de service public.
"Les associations participent à la cohésion sociale" affirmait récemment Jean-François LAMOUR, le ministre des Sports et de la Vie associative. Cependant, le fait associatif recouvre des réalités très différentes. C’est pour cette raison que Jean-Pierre RAFFARIN a confié une mission à Jean-Pierre DECOOL. Le Premier ministre estime "souhaitable qu’une place particulière soit faite aux associations qui, sans disposer de la reconnaissance d’utilité publique, ont choisi d’œuvrer pour l’intérêt général". Pour mener à bien sa mission, le député souligne qu’il devra d’abord définir la notion d’intérêt général. Comme le lui demande Jean-Pierre RAFFARIN, il devra ensuite réfléchir à la façon dont "certaines de ces associations pourraient se voir déléguer des missions de service public". Un collaborateur de Jean-François LAMOUR affirme qu’en lançant cette réflexion, le gouvernement ne cherche en aucun cas à se décharger de ses responsabilités en les confiant à des associations. Tout simplement parce que, dans un certain nombre de cas, il s’agit déjà d’une réalité. Selon le ministère, l’objectif est de mieux sécuriser le partenariat entre l’État et les associations pour que celles-ci ne soient plus traitées comme de simples prestataires de services. |
Les Pays dans le Monde Ajouté le 01/12/2004 - Auteur : Chabrol
Samedi dernier, les 21 pays bretons et plus largement les acteurs du développement territorial de cette région étaient réunis à Morlaix à l'invitation du Conseil régional pour la préparation de l'après 2006.
Ces rencontres ont fait l'objet d'un article dans Le Monde d'aujourd'hui, ce qui n'est pas si courant pour ces sujets qui font pourtant notre quotidien.
Si l'on sent à la lecture de cet article que la notion de pays reste mal connue, il ne fait pas de mal d'entendre un peu parler des pays dans un média national même si c'est avec des guillemets ; c'est toujours mieux que de mettre les pays entre parenthèses… |
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